Henry Lombard Bienvenue sur mon blog

La Passion en Marche

mercredi 28 octobre 2009

Immigration : besson ouvre le débat...

A la Une de Charlie Hebdo, une excellente image qui parle d'elle-même...
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lundi 26 octobre 2009

Un an après le début de la crise...

Un an après le début de la crise, le comité Nobel fait un choix iconoclaste
En effet, le prix Nobel d'économie a été attribué, lundi 12 octobre, aux Américains Oliver Williamson et Elinor Ostrom.
Ce choix est iconoclaste à plus d’un titre, et nous nous en réjouissons !
D’abord, et pour la première fois dans l’histoire du prix Nobel d’Economie (créé en 1968), le jury a récompensé une femme, Elinor Ostrom,  76 ans, professeur à l'université de Bloomington (Indiana)
Ensuite, les deux lauréats, Elinor Ostrom, et Oliver Williamson sont récompensés pour leurs travaux pluridisciplinaires qui remettent en question le dogme du tout-marché et se penchent sur les mécanismes des décisions économiques hors des marchés.
Mais oui, vous avez bien lu (et je vous promets que le Mouvement Utopia n’est pour rien dans le choix de leurs sujets d’études !!!).

Il faut dire que les recherches de ces deux économistes sont particulièrement dans l'air du temps, en plein débat sur la meilleure organisation des marchés financiers et de l'économie mondiale, mais aussi sur la protection de l'environnement et des ressources naturelles, un domaine essentiel d'étude d'Elinor Ostrom.
Bien qu'elle se considère comme une chercheuse en économie politique, la formation et la carrière d’Elinor Ostrom ont été menées dans le cadre des sciences politiques. Au cœur de ses thèses, l'idée que les marchés, ou l'Etat régulateur, ne constituent pas l'unique alternative à l'activité économique. Selon elle, les associations de consommateurs et d'usagers sont souvent mieux armées pour gérer les biens communs.
En privilégiant l'étude des relations contractuelles plutôt que les « lois du marché » et en montrant un « goût prononcé » pour la remise en question des dogmes économiques, Ostrom et Williamson dégagent aussi des perspectives à l'opposé des thèses qui ont dominé la pensée économique occidentale depuis trois décennies. En ce sens, leur nomination pourrait accréditer l'idée d'un « tournant » politique du comité Nobel. N’a-t-on pas entendu l'un des membres du jury, Per Krusell, déclarer : « Il y a eu un immense débat sur la manière dont les grandes banques, les banques d'affaires, ont mal agi, avec des patrons qui ont abusé de leur pouvoir et abusé la confiance de leurs actionnaires ; tout cela va dans le sens des théories de Williamson (Si même le jury Nobel s’y met !!!)
Souvenons-nous que dès 1998, l'Académie avait couronné l'Indien Amartya Sen, un économiste éminemment critique du fonctionnement des marchés. Et depuis, les « critiques » sont revenus en force parmi les récipiendaires, du Canadien Robert Mundell en 2000 et des Américains George Akerlof, Michael Spence et Joseph Stiglitz en 2001, jusqu'au précédent lauréat, l'Américain Paul Krugman.
Si même les grands économistes se mettent à critiquer le modèle économique libéral, les sacro-saintes lois du marché, et l’aliénation au dogme de la croissance, où va-t-on ?

Mais vers l’Utopie d’une société plus juste et plus fraternelle mon cher !

Posté par henry lombard à 13:42 - POLITIQUE GENERALE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 21 octobre 2009

LE RETOUR D’EDVIGE

Alors que la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale avait adopté – à l’unanimité s’il vous plait ! – un texte pour que les fichiers de police ne puissent « être créés que par la loi », hortefeux, ministre de la République, se moque ouvertement du  travail des députés en adoptant sans concertation un fichier de police rebaptisé « base de données » !
Comble de cynisme de ce triste sire, il fait cette annonce le jour de la Sainte Edwige, à la date anniversaire de la grande mobilisation de l’an dernier contre le fichier Edvige, comme pour bien montrer aux citoyens, comme aux députés élus de la République, qu’il se moque de leur avis comme des institutions de la République.
Ce nouveau fichier – ou base de données (sic!) – pourra ficher (tout comme prévu dans Edvige) les mineurs de 13 ans avec les personnes « susceptibles de troubler l’ordre public » (c'est-à-dire tout le monde et n’importe qui sur un critère aussi imprécis que vaseux). Les « activités politiques » des personnalités seront aussi mises en fiche.
Quant aux tristes « critères ethniques » qui avaient tant fait couler d’encre et de salive, ils sont remplacés par une mystérieuse « origine géographique », sans doute pour mieux distinguer les Auvergnats des Méditerranéens, récente confusion équivoque d’hortefeux.
Insidieusement, sournoisement, la France bafoue sa devise : Liberté Egalité, Fraternité.
De plus en plus surveillés, contrôlés, fliqués, la Liberté pâlit dans la devise Républicaine.
Egalité dit la devise ? Laquelle ? Egalité de quoi ? Des chances, dans une société de plus en plus népotique (Le fils Sarkozy, le fils Fillon, mais aussi plus près de nous la famille Joissains) ? Des droits ? A ce propos (et en rapport aussi avec la Fraternité), je vous conseille la lecture de l’article ci-joint paru dans le journal Le Monde du 24 septembre dernier : « Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme »

le_monde_logofleche24_1_Article_du_24_septembre_2009 

Quant à la Fraternité, dans ce monde individualiste et de compétition où la réussite passe par l’écrasement de l’autre, il y a bien longtemps que ce n’est plus qu’un mot gravé au fronton de nos édifices, mais malheureusement vide de sens pour la plupart, et en tous cas pour nos gouvernants, n’est-ce pas monsieur besson !
J’appelle chacun de vous, citoyens Français, mes Sœurs et mes Frères, à vous révolter, à écrire, à crier votre indignation, à manifester, à désobéir. Quand la loi est inique, la désobéissance devient un devoir (souvenons-nous des lois de Vichy !).

Debout ! Les damnés de la terre ! Debout ! Les forçats de la faim !

On peut aussi ne rien faire, car comme l’écrivait Rose Luxembourg :

« Ceux  qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes » 

Nota Bene : Dans ce texte, les noms de besson et hortefeux sont écrits sans majuscules, car je réserve les majuscules aux noms propres.


Posté par henry lombard à 13:45 - POLITIQUE GENERALE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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