mercredi 13 mai 2009
Laïcité de l’enseignement: le point de vue de Jean Baubérot

12 mai 2009
"C’est un des fondements de la laïcité de l’enseignement qui est mis en cause", le point de vue de Jean Baubérot
Le
sociologue des religions Jean Baubérot, auteur de La Laïcité expliquée à
M. Sarkozy (Albin Michel, 2008), estime que l’heure est grave. Avec
l’accord passé entre la France et le Vatican sur les diplômes, "c’est
un des fondements de la laïcité de l’enseignement qui est mis en cause, car
celle-ci repose sur la collation des grades par les universités publiques".
Jusqu’alors, on s’en tenait "à des collaborations ponctuelles au cas par cas avec des professeurs de facultés privées, sur des critères strictement académiques". Alors que cette pratique autonomisait les professeurs des "cathos" par rapport à leur hiérarchie, M. Baubérot juge qu’"on donne une possibilité de pression du Saint-Siège sur les instituts catholiques". Le Vatican "a refusé, par le passé, de nommer des professeurs dont les idées ne lui plaisaient pas. Qu’adviendra-t-il des formations médicales ou de bioéthique et de celles qui développent une approche scientifique des religions ?", se demande ce défenseur d’une laïcité tolérante. A ses yeux, le texte ouvre un autre problème : "Soit on crée une nouvelle inégalité au profit du catholicisme, soit on étend la mesure aux autres religions et, par exemple, on reconnaît les diplômes délivrés par l’université coranique d’Al-Azhar au Caire", craint-il.
Ce professeur émérite à l’Ecole pratique des hautes études estime que les politiques abordent le sujet de la religion avec un regard biaisé : "Les gouvernants privilégient les institutions. Ils n’ont toujours pas compris que les pratiques religieuses se sont individualisées et que les catholiques français entretiennent un rapport de liberté avec leur Eglise." Selon lui, c’est la difficulté, pour le politique, de construire un projet d’avenir qui "entraîne un repli identitaire réofficialisant de façon rampante des "racines chrétiennes"". Cela s’est accentué avec Nicolas Sarkozy, mais avait débuté avec Lionel Jospin, qui a institué, en 2002, un "dialogue institutionnel" avec le catholicisme.
Maryline Baumard et Christian Bonrepaux![]()
dimanche 10 mai 2009
Prochaine Conférence Utopia
lundi 4 mai 2009
Utopia News 59
Bonjour à toutes et à tous,
Une UTOPIA News particulièrement riche et intense
Sommaire
1. UTOPIA lance une pétition sur les écarts de rémunération :
Signez et faites signer !
www.mouvementutopia.org/petition
2. Week-end du 1er et 2 mai : UTOPIA sur tous les fronts
UTOPIA présent dans toutes les manifs !
UTOPIA acteur du Contre-Grenelle 2 à Lyon le 02 mai
3. UTOPIA au cœur du débat sur l’Europe grâce au Manifeste Européen
Exceptionnel : UTOPIA lance le débat sur Médiapart
Chaque utopien va recevoir le Manifeste Européen
Un utopien propose une comparaison des différents programmes
4. Divers
Réussite : ATTAC Concarneau a invité UTOPIA
Conférence Paris à ne pas rater le lundi 18 mai 2009
UTOPIA co-organise une soirée André GORZ le 14 mai
Retenez la date de l’Université d’Eté UTOPIA !
Pour en savoir plus :
Utopia_News_59
Pensez aussi à votre cotisation 2009 !
Vous pouvez envoyer le bulletin rempli accompagné d’un chèque libellé à l’ordre de « Mouvement Utopia », à l’adresse suivante :
Henry LOMBARD BP 80003 – 13191 AIX-EN-PROVENCE cedex 5
samedi 2 mai 2009
La pétition Utopia :Réduction des écarts de rémunération
Pour des rémunérations individuelles comprises dans une fourchette de 1 à 10 fois le SMIC.
En 1974, la rémunération moyenne des dix patrons américains les mieux payés était 47 fois plus élevés que le salaire moyen d’un ouvrier de l’industrie de l’automobile …
En 1999, il était égal à 20381 fois le salaire moyen.
Selon le Financial Times, Les patrons des grandes banques internationales auraient touché ces trois dernières années environ 95 milliards de dollars de rémunération alors que les pertes causées par leurs erreurs sont évaluées à plus de 10000 milliards de dollars par le FMI.
En France, les dirigeants des entreprises du CAC 40 gagnent en moyenne 4.4 millions d’euros par an, soit pour chacun d’entre eux, environ deux siècles de salaire médian... soit 250 fois le SMIC!
Ces fortunes profitent à une oligarchie de surconsommateurs instaurée en modèle par les médias et la publicité. Ce système, construit pour défendre l’illusion d’une croissance infinie et équitable, s’est édifié au détriment des plus faibles et des plus démunis, premières victimes aujourd’hui de la précarité et demain des bouleversements climatiques.
Ces rémunérations disproportionnées et sans lien réel avec la performance de l’entreprise sont socialement injustes, économiquement inefficaces, humainement inadmissibles et écologiquement destructrices !
En signant cette pétition, nous exigeons que l'ensemble des rémunérations individuelles (salaires, primes, dividendes, indemnités,...) soient comprises dans une fourchette de 1 à 10 fois le SMIC!


