Qu’est ce qui va changer en 2012 ?
Même si, à 100 jours de l’élection présidentielle, nous sommes nombreux à espérer changer de président et dans la foulée changer de majorité parlementaire, il flotte dans notre pays comme un sentiment que cela ne changera rien pour la grande majorité d’entre nous.
La pauvreté du débat politique, entre « petites phrases » et « petites – ou grandes—affaires », la frilosité des propositions et surtout le rabâchage des politiques de tous bords, relayés par la presse et la télé, finissent par nous convaincre que :
- C’est la crise
- Il n’y a pas d’alternative à la rigueur, sinon, Malheur ! la France va perdre son triple A
- Il n’y a pas d’alternative au nucléaire qui de toute façon n’est pas dangereux
- Il n’y a plus de travail pour tout le monde, mais surtout ceux qui ont un boulot doivent travailler plus et plus longtemps
- C’est la faute à la mondialisation, mais on ne peut pas faire autrement
- Etc. etc.
STOP ! Y en a marre ! Pourquoi n’y aurait-il pas d’alternative. Pourquoi on ne pourrait pas changer le monde. Et si on commençait par être un peu moins hypocrites et un peu moins langue de bois. Par exemple, on pourrait dire haut et fort que :
- Les « malvoyants » sont des aveugles, et les « malentendants » des sourds
- Le « pragmatisme » est surtout de l’opportunisme et le « réalisme » souvent de la trahison
- Les personnes à faible revenu ou « les plus démunis » sont en réalité des pauvres, et ils sont de plus en plus nombreux
- La flexibilité du marché du travail est le nom pompeux du travail précaire et de l’exploitation des travailleurs
- Parler du droit des femmes comme un droit des minorités est un contresens puisque les femmes représentent –au moins – la moitié de l’humanité
- Les pays qui sont supposés défendre la paix universelle sont ceux qui fabriquent et vendent le plus d’armes ; la responsabilité de la paix mondiale se trouvant ainsi entre les mains des cinq puissances qui profitent le plus du commerce de la guerre
- Le nucléaire produit des déchets dangereusement toxiques, dont on ne sait pas quoi faire, et n’assure aucune indépendance énergétique à notre pays qui ne produit – pratiquement – pas d’uranium
- Il est tout à fait possible de sortir du nucléaire (de nombreux pays développés n’ont pas fait ce choix énergétique et s’éclairent fort bien) et que de toute façon poursuivre dans cette voie coutera très cher puisqu’il faut rénover la majorité de notre parc de centrales
- Le « coût du travail », ce sont en fait les salaires qui sont le prix du travail, et que les « charges sociales » sont en réalité des cotisations sociales
- Le Téléthon et autres appels de ce type, ce n’est pas de la solidarité, c’est de la charité
- Etc. etc.
Et pourtant, Un changement de société n’est pas invraisemblable, quoique puissent penser les blasés et résignés du genre « on n’y arrivera jamais » : en 1780, vous n’auriez pas trouvé une personne, hormis quelques « illuminés utopistes » pensant que vivre sans roi était possible. Les temps changent, les idées aussi. Non, nous ne sommes pas arrivés à la fin de l’histoire comme certains semblent le penser ; jamais nous n’aurons atteint un seuil où rien ne pourra plus évoluer. Si l’objectif d’il y a 3 siècles était de supprimer la monarchie et l’arbitraire (ce qui semblait déjà un énorme pas en avant !), celui de nos jours est de vivre en solidarité, sans « têtes pensantes » qui auraient pour fonction de nous dire quoi faire et pas faire sans que l’on ait notre mot à dire. Et une fois cet objectif atteint, il faudra encore chercher à améliorer, à modifier, à perfectionner… jusqu’à ce que l’humanité s’éteigne d’elle-même…
Le monde n’est que ce que les gens veulent qu’il soit !
Ayons l’ambition de changer le monde : Soyons Utopistes pour construire le réel !
VOEUX 2012
Visionnaire ?...!
Sarkozy s’est toujours affiché comme un redoutable défenseur
des Droit de l’Homme.
Droit de Réponse : Chère Rentrée pour les facultés
Droit de réponse
Suite à l’article paru en page 3 de La Provence d’hier (lundi 22 août), sous le titre « Chère rentrée pour les facultés – L’université Aix-Marseille III détient le record », je vous adresse ma réaction aux propos tenus par Monsieur Marc Pena dans ces colonnes.
Certes, je ne conteste pas à Monsieur Pena le droit d’exprimer ses idées et sa conception de « droite libérale » de la liberté ; et je comprends qu’il veuille se dédouaner des accusations qui seraient portées contre l’Université d’exercer des pressions d’inscription sur les étudiants. Mais lorsqu’il affirme que l’inscription à « certains de nos DU, notamment au sein de l’IAE, peuvent aller jusqu’à 4000 euros, c’est ce qu’a rélevé l’Unef. Mais les étudiants ont le libre choix de s’inscrire ou non à ces diplômes », il exprime une idée très restreinte de la liberté et du libre choix !
Je n’ose conseiller à cet éminent professeur de relire Karl Marx pour comprendre la différence entre une liberté formelle et une liberté réelle, car ce philosophe du XIXème siècle ne fait vraisemblablement pas partie des auteurs ayant l’honneur de figurer dans la bibliothèque de Monsieur Pena. Je le renvoie néanmoins aux écrits du Professeur Amartya SEN, prix Nobel d’économie, qui fut invité en l’an 2000 par l’Université Aix-Marseille III pour expliquer en détail la notion de « capabilités ». Monsieur Pena n’a ce jour là pas dû être très attentif aux propos du professeur SEN ; aussi je l’engage à lire le livre de ce dernier intitulé « L’idée de Justice » (paru chez Flammarion en 2010 pour l’édition française).
Fonctionnaire de la République, Monsieur Pena est soucieux de la rentabilité du service public : « … Nos finances se portent bien puisque notre budget est excédentaire », et il s’abrite derrière la loi pour justifier ses positions « De plus, nous nous devons d’être en conformité avec les lois de la République et c’est bien ce que nous faisons ».
Tout va donc bien !
Il est vrai que Monsieur Pena est historien du droit et enseigne cette matière. Or chacun sait (et les propos de Pena le prouvent !) que le droit n’est pas le juste. Pour preuve, dans les heures sombres de notre histoire du XXème siècle, certains préfets ont appliqué le droit, la loi – par exemple Maurice Papon – quand d’autres comme Jean Moulin ont fait le choix du juste.
Il ne s’agit là que d’un exemple, bien sûr, et non d’une assimilation des propos de Pena aux actes de Papon !
Mais comme nous l’a suggéré récemment Stéphane Hessel, il ne faut pas craindre de s’indigner : c’est fait !
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CHERE_RENTREE_POUR_LES_FACULTES




